Ses Débuts

RÉMI MARCOUX

Date de naissance : 5 juillet 1940

Ville : Saint-Elzéar, Beauce

Famille : Fils d'une famille de 10 enfants

Rémi Marcoux lors de la collation des grades de l'école des hautes études commerciales (HEC Montréal) en 1967

Crédit photo : archives personnelles de Rémi Marcoux

De son parcours de formation à la passion pour le milieu de l’impression

Rémi Marcoux grandit en Beauce entouré de ses parents et de ses frères et sœurs. Il est le fils d’un entrepreneur de talent qui a été un modèle pour lui.

Rémi Marcoux à Saint-Elzéar

Devant la maison familiale à Saint-Elzéar, en Beauce, on aperçoit ici M. Rémi Marcoux (2e à partir de la gauche) en compagnie de ses frères et sœurs (1950)

crédit photo : Archives personnelles de rémi marcoux

Le jeune homme travaille dans le magasin général de son père. Il y apprend l’importance du travail bien fait, du respect des employés et de la satisfaction des clients. Ces valeurs le suivront tout au long de sa carrière.

En plus de s’occuper de la gestion du magasin, son père, Ulric Marcoux, s’implique dans la commission scolaire de la paroisse, dans la politique et dans la vie quotidienne de la communauté. Sa mère, Jeanne Blais, s’occupe de l’administration du magasin général et contribue également à alimenter la fibre entrepreneuriale du jeune Rémi. Selon elle, « ça ne prend pas une grosse entreprise pour faire mieux qu’un salaire! ».

En 1945, mon père a ouvert son propre magasin avec succès. Il était un bon communicateur et était près des gens. Il était ouvert et à l'écoute des besoins des consommateurs. Par exemple, avec l'électrification, il avait compris l'importance de vendre des radios, des laveuses, des appareils électriques, etc. C'était un excellent vendeur!

RÉMI MARCOUX

Le père de Rémi valorise grandement les études. Il est convaincu qu’elles contribuent au développement des compétences et à l’avancement de la carrière.

Après ses études au Collège de Lévis, Rémi poursuit son parcours à Québec afin de compléter sa 12e année et son cours technique. Il étudie alors l’électronique et se spécialise en communications hautes fréquences. Une fois ses études terminées, il travaille quelques années pour un entrepreneur de câblodistribution. Il devient ensuite un employé du ministère de la Défense nationale, à Montréal.

Rémi se rend rapidement compte qu’il ne veut pas poursuivre sa carrière comme technicien. Il décide alors de s’inscrire à des cours du soir en sciences comptables à l’École des hautes études commerciales (HEC Montréal). L’entrepreneur en devenir doit jongler avec un emploi à temps plein et une importante charge de travail à l’université. Ces études ont un impact positif sur sa vie.

Rémi Marcoux Groupe Transcontinental

Le groupe transcontinental fait son Entrée à la bourse de montréal (1985)

Crédit photo : Archives de Transcontinental

Rémi Marcoux et associés

Rémi Marcoux, André Kingsley (au centre) et Claude Dubois (Photo prise vers la fin des années 1970 et tirée du Rapport annuel 1991 de Transcontinental)

Crédit photo : Archives personnelles de Rémi marcoux

Rémi fait un stage chez Thorne, Gunn & Co. (aujourd’hui KPMG), puis est affecté au poste de vérificateur stagiaire chez Québecor, un des clients de ce dernier. Pierre Péladeau le remarque et le recrute pour un emploi de contrôleur. Monsieur Péladeau sera une grande source d’inspiration et de motivation pour Rémi Marcoux. Au cours des sept années qu'il passe à Québecor, il gravit rapidement les échelons et se familiarise avec le domaine de l’impression, de la distribution et des médias. Il rêve alors de créer sa propre entreprise. En 1975, il quitte son emploi pour se consacrer totalement à son projet.

Rémi Marcoux groupe trans-continental

Peu après la fondation de l’entreprise, les presses de « groupe trans-continental g.t.c. » à ville saint-laurent roulent à plein régime (1980)

Crédit photo : Archives personnelles de Rémi marcoux

En 1975, Rémi acquiert l'imprimerie Trans-Continental dans l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal. À cette époque, l’entreprise spécialisée dans le domaine de l’impression connaît des difficultés financières et vient de fermer ses portes. Elle ne trouve pas preneur puisqu’elle a des dettes importantes et que ses clients se sont dispersés vers d’autres imprimeurs. Convaincu du potentiel de cette imprimerie, l’entrepreneur ne se laisse pas freiner par ce défi.

Rémi élabore un plan d’affaires qu’il partage avec ses deux associés, Claude Dubois et André Kingsley. Il sait que leurs différentes expertises se complètent bien et qu'elles assureront la réussite de cette nouvelle activité commerciale. Ensemble, ils comptent relancer l’entreprise en la spécialisant dans l’impression de circulaires et de journaux. Le contrat d’achat est signé le 3 décembre 1975 et Trans-Continental reprend ses activités le 12 janvier 1976.

Les premières années avec Trans-Continental, j'avais quatre dollars de dette pour chaque dollar de valeur nette et je dormais paisiblement. Pour moi, l'argent n'a jamais été un facteur ou une motivation. Je me disais que si je faisais bien le travail que j'aimais, l'argent allait forcément venir un jour. Et ça s'est confirmé en cours de route.

RÉMI MARCOUX